Ce soir j’ai vécu un moment digne d’un grand roman de fiction. J’arrivais d’un concert du département de musique du cégep Marie Victorin, en transport en commun. Rendu à un arrêt quelconque, sur Henri Bourassa est, une escouade de 3 baraqués est entrée brusquement dans le bus (dont 2 par la porte d’en arrière s’il-vous-plaît) pour contrôler les titres de transport. Effet de surprise très réussi. Les types étaient d’un sérieux à faire pleurer. À la recherche de bandits…dans un bus de la ville…à Montréal Nord! « Contrôle des cartes à puces et des billets! »
Non seulement je n’avais jamais entendu parler de ce type d’interventions loufoques, mais en plus j’ai été à même de constater l’ampleur du ridicule de la situation! On aurait cru des acteurs d’Hollywood faisant irruption dans une mauvaise scène!
Étant donné l’ardeur que les messieurs mettaient à leur travail, la question qui se pose est : Qu’est-ce qui se passe lorsqu’ils trouvent un contrevenant? Les menottes? L’humiliation? L’amende? La prison? Jusqu’où ces faux policiers sont prêts à aller pour faire respecter le titre de transport d’une société collective?
Ainsi donc, l’argent dépensé par la Société de Transport de Montréal pour assurer les salaires de ces sbires en vaudrait le coût comparativement à la menace de fraudeurs des « petits chemins »!
Chose certaine, ce qui ressort en premier lieu de cette expérience désagréable est la banalisation d’une répression toujours grandissante. Dans un contexte où il n’y a rien de grave, se présente un « agent de la loi » qui fait la démonstration non équivoque du pouvoir de l’ordre établi à respecter.